TOTEM

TOTEM

solo 2021

Avec TOTEM, le chorégraphe Philippe Ménard nous invite à un rituel transgressif, à un surgissement de l’instinct.
Prenant comme point de départ sa rencontre bouleversante par la danse avec Raphaël, un enfant autiste, il nous emmène à la marge pour célébrer d’autres façons d’être au monde.

Dans une mise en mouvement exutoire, entre transe et sidération, il se laisse traverser par d'insaisissables connexions, aux prises avec des forces telluriques, archaïques et animales.
Au cœur d’une traversée sur le fil, il s’improvise chaman et fait émerger un totem chorégraphique comme une tentative de ralliement à une tribu mystérieuse. De cet état primaire convoqué naît une présence naïve et insensée, entre jubilation et révolte, qui ouvre un temps présent de perception et d’écoute sans filtre.

TOTEM, cérémonie vibrante où tout semble possible puisque tout peut disparaître, nous plonge dans une réalité augmentée : une ode au sensible et à l’invisible.


« Ce solo part du désir de témoigner de ma rencontre extraordinaire avec Raphaël. Pour moi, c’est une de ces rencontres capables de nous modifier, de remettre en question notre façon de nous sentir vivant, dans la mesure où elle met en question nos connexions au monde pour les intensifier et en ouvrir d’autres.
Je voulais témoigner de ces instants-là. Et faire acte d’un cheminement aussi. Parce que ce projet s’inscrit pleinement dans mon parcours de chorégraphe où j’ai été constamment, par hasard d’abord puis par choix, en contact avec des personnes avec qui j’ai dû contourner la façon «normale » de rentrer en relation, trouver d’autres façons d’envisager le vivant. Le simple fait d’être en contact avec un public hors normes déplace forcément le regard et nous demande de nous positionner. Ça m’oblige à questionner le réel, à me mettre à l’écoute de différentes strates de perception, à explorer une sorte de réalité augmentée.
Avec ce solo, je plonge dans l’inconnu pour fabriquer une figure emblématique, éphémère. Je cherche un état d’écoute et de connexion intenses, proche de la transe, où le corps se fait medium, se laisse traverser par un flux contrôlé.
C’est une transformation qui peut passer par le monstrueux. Mais c’est avant tout un déploiement des sens, une tentative d’hybridation entre l’humain, l’animal, le végétal... une métamorphose enchantée.
Tout au long de mon expérience de chorégraphe, j’ai été en contact avec des personnes qui m’ont amené à ouvrir un autre espace-temps de perception sensible du réel. Le sédiment de toutes ces rencontres s’est déposé en moi, une matière friable que je peux convoquer et qui continue à s’égrener, inépuisable. »

Philippe Ménard

DISTRIBUTION

Chorégraphie, interprétation, costume et création sonore : Philippe Ménard
Assistante chorégraphique : Stefania Brannetti
Regard dramaturgique : Jana Klein
Extrait musical : TCHAIKOVSKY PIANO SONATA in G major, Op.37 "Grande Sonate" -II. Andante non troppo quasi moderato - Sviatoslav Richter, Piano · Moscow, 1958

Durée: 40 min

PRODUCTION

Production: Cie pm.
Coproduction : CCN de Tours (37), Théâtre des Iltets – CDN de Montluçon (03), Le Vaisseau – fabrique artistique au Centre de Réadaptation de Coubert (77).
Avec le soutien de la Région Ile-de-France dans le cadre de la Permanence Artistique et Culturelle.